Marquage des deepfakes : ce que l'entrée en application de l'article 50 de l'AI Act change dès le 2 août 2026

Le règlement européen sur l'intelligence artificielle poursuit son entrée en application progressive. Depuis le 2 août 2026, son article 50 impose que les contenus générés ou fortement modifiés par IA soient identifiables : marquage technique lisible par machine pour les images, vidéos et sons, et mention visible pour les textes informatifs publiés sans contrôle éditorial humain. Les chatbots et agents conversationnels doivent également signaler qu'ils ne sont pas humains.

Cette obligation ne concerne pas seulement les systèmes d'IA à haut risque. Toute entreprise publiant du contenu généré par IA est concernée : visuels publicitaires, avatars virtuels, textes rédigés avec assistance IA. Pour une PME ou une start-up utilisant des outils d'IA générative dans sa communication digitale, cela peut aller jusqu'à un simple visuel publicitaire. Les industriels et créateurs qui recourent à l'IA pour des maquettes ou des prototypes visuels doivent, eux aussi, identifier les supports concernés.

Un délai de transition court jusqu'au 2 décembre 2026 pour le marquage technique des systèmes déjà commercialisés. La Commission européenne a publié, le 10 juin 2026, un code de bonnes pratiques accompagné d'icônes standardisées pour faciliter la mise en conformité. Les sanctions, en revanche, ne laissent pas de marge d'appréciation : les amendes peuvent atteindre 15 millions d'euros ou 3 % du chiffre d'affaires mondial annuel de l'entreprise.

Comment savoir si vos contenus relèvent de cette obligation, et quelles actions engager avant votre prochaine campagne ?

La première étape consiste à cartographier les contenus générés ou modifiés par IA actuellement diffusés par votre entreprise, puis à vérifier lesquels entrent dans le champ de l'article 50. Pour les contenus déjà publiés, la mise en conformité rétroactive demande une attention particulière, notamment lorsque le contenu implique l'image ou la voix d'une personne réelle. Un audit de conformité, mené en amont, permet d'éviter un retrait de campagne ou un contentieux ultérieur, et peut aussi devenir un argument de confiance auprès de vos partenaires et investisseurs.


La belle vie de Julie Marang : l'authenticité 5 étoiles au cœur de l'hôtellerie de luxe parisienne.

« La vie est belle » – cette phrase délicatement inscrite sur la vaisselle de l’Hôtel Grand Powers à Paris est bien plus qu’un joli décor pour Julie Marang, dirigeante passionnée, avec sa sœur Alexandra Marang, du groupe hôtelier familial PARISTORY. C'est une philosophie, un fil rouge qui a façonné le destin de celle qui a su réinventer le luxe parisien en y insufflant une dimension profondément humaine et sincère.

« La vie est belle », ce crédo populaire comme un appel à profiter des petits bonheurs de l’existence résonne finalement très bien avec la personnalité solaire de Julie. Si je devais la décrire, je commencerais immédiatement par son sourire : un sourire sincère et chaleureux avec lequel elle m'accueille pour notre entretien, et qu’elle offre généreusement à chaque personne, client ou collaborateur, croisant son chemin. L’hôtel est comme sa maison, sa famille, elle y évolue avec une aisance désarmante, comme si tout cela était inné. Pourtant, bien qu’elle soit née dans une famille dédiée à l’hôtellerie, rien ne la prédestinait à reprendre le flambeau.

Sa carrière, c’est d’abord dans la mode qu’elle la construit, où pendant près de 10 ans elle va gérer la distribution des marques de jeunes créateurs dans le monde et cultiver une exigence du détail et un sens esthétique affirmé, qu’elle continuera d’exprimer dans son nouveau métier d’hôtelière. En effet, par un heureux hasard, sa sœur, qui avait déjà rejoint le groupe familial, sollicite son aide pour l’ouverture d’un nouvel hôtel. Comme pour tout ce qu’elle entreprend, Julie met tout son cœur et sa détermination dans ce projet, et se découvre une vocation insoupçonnée, c’est une révélation. Elle réalise que cette opportunité de rejoindre à son tour le groupe hôtelier familial est une façon d’insuffler son propre style tout en perpétuant l’histoire de sa famille.

Sous l’impulsion de Julie et de sa sœur Alexandra, le groupe hôtelier familial, qui fête ses 25 ans en 2024, a changé de visage mais aussi de nom. Rebaptisé récemment PARISTORY, un nom que les 2 hôtelières ont voulu porteur de sens et de valeurs, il incarne à la fois l’élégance parisienne et un esprit d’authenticité, rare dans l’hôtellerie de luxe. En effet, quand on dit que le client est roi, ce n’est pas qu’une formule au sein des hôtels du groupe PARISTORY. Le client est réellement au cœur de toutes les attentions : « Notre gestion s’inspire d’un esprit familial, bienveillant, nous souhaitons transmettre une réelle authenticité. Ainsi, quand notre personnel souhaite une bonne journée à un client, il le fait avec une véritable et sincère intention ».

Avec @PARISTORY, Julie n’a pas seulement rebaptisé le groupe, elle a aussi affirmé sa vision : celle d’un label unique et distinctif. Forte de sa sensibilité acquise dans la mode et de sa compréhension des enjeux de protection, elle a immédiatement veillé à déposer le nom comme marque, consciente que le succès passe aussi par la sécurisation de l’identité et des valeurs qu’il porte.

PARISTORY raconte une mosaïque d’histoires qui se croisent et se répondent. L’histoire familiale de Julie et Alexandra d’abord, qui partagent avec générosité l’héritage du groupe et leur passion pour l’hospitalité avec leurs équipes. C’est aussi la part d’histoire que chaque client qui pousse la porte d’un des hôtels du groupe apporte avec lui : un voyage en amoureux, un séjour en famille, ou simplement le désir de découvrir la ville lumière. Parce que PARISTORY c’est avant tout l’histoire d’une ville, Paris. « J’ai voyagé dans le monde entier, je suis une vraie citoyenne du monde, mais mon cœur reste à Paris » me confie Julie. Et c’est peu dire que le groupe est intimement lié à la capitale française dont les 4 boutiques hôtels - Le Grand Hôtel du Palais Royal, l’Hôtel Grand Powers, l’Hôtel Plaza Tour Eiffel et l’Hôtel Prince de Conti – sont situés au cœur du Triangle d’or, qui désigne la zone géographique située entre les avenues des Champs-Élysées, Montaigne et George V, dans le 8e arrondissement de Paris, quartier réputé pour son architecture, sa culture et ses boutiques de luxe. Un Paris de rêve, celui des cartes postales et des scènes de cinéma, où chaque coin de rue semble tout droit sorti d'un scénario. Avec PARISTORY, ce Paris de rêve existe bel et bien : saviez-vous que le Grand Hôtel du Palais Royal se trouve en face des bureaux de l’agence marketing fictive « SAVOIR » pour laquelle travaille une certaine Emily ? ? « Nous proposons le pack « Emily in Paris », avec au programme la visite des lieux incontournables de la série avec un béret. »


VALERIEN JAQUET : Les secrets d’une success-story horlogère.

Le nom même "CONCEPTO", dérivé du latin signifiant « concevoir, créer, réaliser », révèle la quintessence de l’entreprise fondée en 2006 par Valérien Jaquet. C'est le symbole d'une volonté farouche de concevoir, de projeter, et finalement, de donner vie à des mouvements horlogers d'une précision immaculée. Mais au-delà des mots, c'est surtout l'histoire personnelle de Valérien qui confère une profondeur unique à cette « manufacture de cœurs mécaniques » incomparable.

« J’ai toujours été passionné par la mécanique, comprendre comment ça fonctionne, comment une pièce s’articule et se met en mouvement. Je n’aime pas suivre le mode d’emploi ».

Plongé dans ses souvenirs d'enfance, Valérien nous révèle que l’appartement familial, transformé en ateliers horlogers par son père Jean-Pierre Jaquet, constitue son terrain de jeu. Il côtoie les employés, traverse les ateliers pour aller à l’école, s’imprégnant d’abord inconsciemment puis passionnément de la fibre horlogère, le conduisant à suivre une formation de micromécanicien, puis à se spécialiser en tant que constructeur horloger. Pourtant, malgré cet héritage familial, Valérien n'a jamais été forcé de suivre cette voie. Son père, conscient des défis et des exigences du métier, l'a toujours encouragé à explorer d'autres horizons. Mais Valérien Jaquet semble être né pour l’horlogerie. Son être tout entier est imprégné de cette passion dévorante et de cette fascination pour la précision et l'esthétique. Même lorsqu'il s'est aventuré à l'autre bout du monde après la vente de l’entreprise familiale, l'horlogerie continuait de le hanter, façonnant ses rêves et ses aspirations : « Je suis parti en Australie et après 7 mois, l’horlogerie me manquait et puis je me suis dit il faut que tu fasses quelque chose de ta vie. J’ai donc acheté un ordinateur et imaginé un mouvement. De retour en Suisse, je me fais plaisir à imaginer des nouveaux concepts, des nouvelles idées, de construire et voir les pièces tourner à écran. »

C’est donc naturellement qu’il fonde sa propre entreprise en 2006, CONCEPTO WATCH FACTORY, manufacture indépendante de mouvements horlogers, avec l’aide et les conseils toujours avisés de son père Jean-Pierre Jaquet. « Bien sûr que ça a été difficile et qu’on a essuyé des crises » se souvient-il, évoquant les défis et les sacrifices inhérents à la création d'une nouvelle entreprise. Pourtant, quand on lui demande « Que referais-tu différemment ? », « Rien », répond-il avec assurance, convaincu que chaque épreuve a contribué à forger la success-story de CONCEPTO.

Alors justement, c’est quoi la "Concepto touch", le secret de cette réussite fulgurante ? « Une structure verticalisée qui nous permet de maîtriser l'ensemble du processus de création, de l'idée naissante à la réalisation finale ». Dans un secteur où la spécialisation est souvent de mise, CONCEPTO se distingue en opérant à la fois dans le développement de calibres industriels et de modules additionnels, ainsi que dans la production de complications horlogères de haute précision. Cette approche polyvalente lui permet de répondre aux besoins variés de ses clients, allant des mouvements simples aux complications les plus sophistiquées. C’est aussi une réputation d'excellence, de créativité et de fiabilité qui lui permet aujourd’hui de conclure des partenariats avec une quarantaine de marques horlogères, certaines pour des projets à long terme. « L'horlogerie est un petit monde, et tout le monde se connaît », déclare-t-il, soulignant l'importance du bouche-à-oreille et de la bonne réputation dans ce milieu exigeant, rappelant que « CONCEPTO n’a aucun projet entrepris qui n’ait pas abouti ». La "Concepto touch", c’est enfin cette capacité à allier la tradition horlogère à une approche résolument moderne.

Mais au-delà des montres elles-mêmes, c'est la méthode de travail de Valérien qui attire l'attention. Ce chef d’entreprise cultive un environnement où l'écoute et la créativité sont encouragées, souhaitant ardemment que sa passion soit contagieuse et communicative pour chacun de ses employés. Toujours en quête de nouveaux défis et de nouvelles aventures, il ne se contente pas de reposer sur ses lauriers. Son récent virage dans l’industrie automobile en est la parfaite illustration.

L'avenir s'annonce donc radieux pour Valérien Jaquet et CONCEPTO WATCH FACTORY. La petite entreprise de 4 personnes s’est transformée en une manufacture de mouvements impressionnante, avec plus de 150 employés répartis dans un bâtiment terminant sa 4ème extension. CONCEPTO est de plus en plus souvent citée par ses clients et détentrice de plusieurs records. Pourtant, malgré le succès de son entreprise et sa réputation croissante dans l'industrie horlogère, Valérien Jaquet reste humble et concentré sur sa passion. « Pour l'instant, je n’ai pas la volonté de développer mes propres modèles, mes journées sont déjà bien (trop) remplies ! Je voyage beaucoup pour rencontrer les clients, expliquer mon travail et comprendre les besoins spécifiques de chaque marché. ».

Toujours poussé par une volonté d'amélioration continue et d'adaptation aux exigences changeantes du marché, Valérien Jaquet nous révèle un véritable changement d'état d'esprit face à la protection de ses idées. Dans notre entretien exclusif, Valérien Jaquet nous explique comment ses expériences ont souligné l'importance cruciale de la protection de ses créations et de sa marque comme un actif commercial précieux pour son entreprise.

  • Qu’est-ce qu’évoque la propriété intellectuelle pour toi ?

Pendant longtemps, je n'avais pas conscience de l'importance de protéger mes idées. Tout ce que nous inventions semblait ne jamais poser de problème. Toutefois, j’ai remarqué après la période COVID que la donne avait changé, peut-être aussi que notre travail avec nos clients avait plus de visibilité et donc attirait plus l’attention. L'arrivée de nouveaux acteurs sur le marché de l’horlogerie peut créer des tensions, certains considérant leur présence comme « gênante ». Maintenant, je suis plus vigilant. Une bonne idée a un impact, mais cela devient frustrant lorsque quelqu'un la copie.

Je réalise aussi que la propriété intellectuelle est devenue un enjeu financier crucial.

  • Qu’est-ce qui t’as incité à protéger tes brevets/marques ?

Me faire attaquer plusieurs fois ?! Se faire attaquer ça entraîne une perte de temps et d'argent, et même en cas de victoire devant les tribunaux, le résultat n'est pas toujours satisfaisant. La protection de mes inventions est donc devenue essentielle.

Je dirai que la propriété intellectuelle est un « frein obligé » ! Oui les délais d’attente d’un brevet peuvent être contraignants dans une activité où il faut foncer et être le premier à développer l’idée, mais ne pas s'engager dans la protection de sa propriété intellectuelle revient à rester à la traîne, ce qui demande encore plus de temps et d'argent pour se remettre à niveau.

En ce qui concerne la protection de ma marque, elle revêt une importance particulière. Pour notre manufacture, CONCEPTO représente plus que le nom de la société, c’est un label de qualité et une certification pour nos produits.

  • Pourquoi avoir fait appel à un Cabinet de conseils en propriété intellectuelle ?

Faire appel à un cabinet de conseils en propriété intellectuelle s'impose comme une évidence. Je préfère m'en remettre à des spécialistes qui peuvent me prodiguer les bons conseils et m'orienter efficacement.

En tant que client, j’ai besoin d’un véritable partenaire stratégique, je m'attends à bien plus qu'une simple exécution de tâches. Je dois pouvoir compter sur des recommandations précieuses et une réelle force de proposition. Un bon conseil en propriété intellectuelle ne doit pas se contenter de réagir aux événements, il anticipe également mes besoins futurs. C’est donc important d’organiser un suivi rigoureux et régulier, où mon conseil s'intéresse véritablement à mes projets en cours, identifie les nouvelles opportunités et innovations émergentes, et m'alerte sur les mesures de protection nécessaires.

  • Quels conseils donnerais-tu à un futur entrepreneur ?

Je lui dirai de croire en son potentiel. Si vous êtes convaincus de la valeur de votre idée, foncez. Ne cherchez pas à tout résoudre avant de commencer, mais investissez judicieusement au départ, notamment dans une protection juste et adaptée de vos inventions et de vos créations pour éviter des problèmes plus longs et couteux par la suite.

Constituez un entourage de professionnels compétents pour assurer le succès et la pérennité de vos projets.

Et enfin, faites preuve de prudence lorsque vous partagez vos idées.


Conseils pour les Maisons horlogères en vue du Watches and Wonders

Dans l'industrie horlogère, où l'innovation et le design distinctif jouent un rôle crucial dans le succès d'une Maison, la protection de la propriété intellectuelle est essentielle. À l'approche d'événements prestigieux tels que Watches and Wonders, il est impératif pour les maisons horlogères de sécuriser leurs créations et innovations.

Comment protéger efficacement vos produits exposés lors du Watches and Wonders ?

Identifiez tous les éléments susceptibles d'être protégés, tels que les designs de montres, les innovations techniques (mécanismes, mouvements), les logiciels, et même le nom et le logo de vos nouveaux noms de collection.

Par exemple, pour les innovations techniques et les nouvelles technologies, déposez des brevets dès que possible pour protéger vos inventions contre l'utilisation non autorisée par des tiers avant toute divulgation.

Étant donné que le salon Watches and Wonders attire une audience mondiale, envisagez de protéger votre propriété intellectuelle dans tous les marchés clés où vos montres sont vendues ou vont être commercialisées.


More on European Divisionals

Nous sommes ravis de partager avec vous la dernière publication de Brian Cronin, mandataire en brevets Européen chez Gsmart-IP SA, sur un sujet crucial pour l'évolution des pratiques à l'European Patent Office. Dans son précédent article, il nous présentait une proposition visant à promouvoir un changement de pratique à l'EPO en l'honneur du 50e anniversaire de la Convention sur le brevet européen (EPC). La proposition consistait à abolir l'exigence officielle pour les demandeurs de payer l'intégralité des annuités arriérées sur les demandes divisionnaires de brevets européens.

Le présent article, intitulé "More on European Divisionals," constitue une suite à cette proposition. Brian explore davantage les aspects des demandes divisionnaires européennes, dans l'espoir de clarifier la nécessité de ce changement de pratique. Il examine également les mécanismes potentiels pour mettre en œuvre cette modification. À court terme, une recommandation de Comité consultatif auprès de l'EPO (SACEPO) en faveur de ce changement dans les lignes directrices simplifierait son acceptation.

En plus de cela, l'article expose les opportunités et avantages potentiels pour toutes les parties prenantes, y compris l'EPO, si le changement de pratique était accepté. Il aborde également comment cette modification pourrait être exploitée par les demandeurs intéressés dans le contexte du nouveau brevet unitaire récemment entré en vigueur.

https://gsmart-ip.ch/wp-content/uploads/2024/02/MORE-pdf-ON-EUROPEAN-DIVISIONALS.pdf


Propriété Intellectuelle et Excellence Horlogère : Notre Expertise au Watches and Wonders !

Le salon Watches and Wonders qui se tiendra cette année à genève du 9 au 15 avril 2024, est un rendez-vous incontournable où l'élite horlogère mondiale se réunit pour présenter ses créations les plus innovantes et luxueuses.

Gsmart-IP a le privilège d'accompagner les maisons horlogères de renom dans la protection et la valorisation de leurs créations exceptionnelles.

Les maisons horlogères de luxe investissent des ressources humaines et financières considérables dans la conception minutieuse de montres d'exception. Notre mission est de les accompagner dans le renforcement et la protection de leurs créations uniques.

Notre rôle en tant que cabinet de conseils en propriété intellectuelle est de guider nos clients à chaque étape du processus de création, en mettant particulièrement l'accent sur l'étape précédant la divulgation de leurs modèles.

Nous nous engageons à les accompagner, les sensibiliser aux menaces potentielles et à les aider à élaborer des stratégies visant à garantir une présence sans faille sur le marché.

En effet, l'anticipation est la clé de la protection. C’est pourquoi, avant l'exposition au Watches and Wonders, nous effectuons notamment des recherches d'antériorités designs approfondies, identifiant tout élément potentiellement litigieux.

Les recherches d'antériorité designs permettent à la fois de garantir l'intégrité des créations en éloignant les litiges coûteux, et de constituer un bouclier puissant en cas de litiges, renforçant la position des maisons horlogères et solidifiant leur réputation d'excellence créative.

En procédant aux recherches d’antériorités designs, les maisons horlogères de luxe garantissent la pérennité de leur héritage créatif dans un monde exigeant et en constante évolution.

Conclusion :

Au Watches and Wonders, l'excellence horlogère ne peut être dissociée de la protection par la propriété intellectuelle.

Notre cabinet de conseils est fier d'être le partenaire de confiance des maisons horlogères de luxe, les accompagnant dans la préservation de leur héritage créatif. Grâce à des décisions éclairées, des recherches approfondies et une stratégie proactive, nous renforçons la position de nos clients dans un monde où l'innovation et la protection vont de pair.


Brevet insolite : Une invention de taille

Connaissez-vous l'histoire insolite derrière le Viagra ?

Dans les années 90, une équipe de chercheurs est missionnée pour travailler sur une solution aux problèmes d’hypertension artérielle pulmonaire, caractérisée par une pression artérielle élevée dans les artères pulmonaires. Ils mettent au point une molécule (Sildénafil) capable de dilater les vaisseaux sanguins. La molécule est testée dans le cadre d'essais cliniques pour évaluer son efficacité dans le traitement de l’hypertension.

Cependant, lors des essais cliniques, les chercheurs ont observé un effet secondaire intéressant : l'amélioration significative de la fonction érectile chez les participants masculins. Cela a conduit à un changement de direction dans la recherche. Le brevet est déposé par la société pharmaceutique Pfizer puis approuvé pour sa mise sur le marché. Le Viagra est rapidement devenu le médicament le plus populaire pour le traitement de la dysfonction érectile.

Le dépôt d'un brevet confère à l'inventeur ou à son déposant un monopole sur l'exploitation de l'invention, généralement pour une période d'environ 20 ans à partir de la date du dépôt. Un dépôt de brevet constitue donc une protection des investissements réalisés, un droit exclusif d’exploiter l’invention et encourage l’innovation.

En plus du brevet, la société Pfizer a aussi déposé la marque VIAGRA, notamment en classe 5 pour des « produits de traitement de l’impuissance », renforçant sa position sur le marché des médicaments luttant contre l’impuissance. Pour l’anecdote, le terme VIAGRA viendrait du Sanskrit vyaaghra signifiant « tigre », une connotation puissante pour un médicament qui a transformé la vie de nombreuses personnes.

On voit une fois encore comment la propriété intellectuelle, telle une baguette magique, prolonge l’impact des découvertes et stimule la recherche et le développement permettant à l’innovation de s’épanouir !


Ma marque est protégée par le droit d'auteur si j'ajoute ©

Certains mythes ont la vie dure et nous sommes là pour démêler le vrai du faux et surtout éviter de mélanger droit d’auteur et marque ?

On a souvent l'idée que d'apposer un petit © sur sa marque la protège miraculeusement. Eh bien, détrompez-vous ! Ce symbole, aussi charmant soit-il, est destiné aux œuvres de l'esprit mais pas aux marques.

D’ailleurs savez-vous quels symboles peuvent être apposés auprès d’une marque ?

Si le symbole © s’applique aux œuvres de l’esprit et peut être apparenté au droit d’auteur, ce sont les symboles ® et TM  qui sont associés aux marques.

Vous les avez déjà certainement vus à de nombreuses reprises mais à quoi correspondent ®TM et ©   ? quand et comment les utiliser ? Sont-ils équivalents ? Sont-ils obligatoires ?

Si ces symboles, qui sont des notions de common law, peuvent avoir une portée juridique dans des pays anglo-saxon comme les États-Unis par exemple, ils n’ont pas de caractère obligatoire ni de véritable valeur juridique dans les pays de droit civil, comme la Suisse ou la France.

Toutefois, l'utilisation de ces symboles permet de communiquer rapidement et clairement sur les droits associés à une œuvre, une marque ou un produit, et peut agir comme un avertissement dissuasif aux éventuels concurrents qui souhaiteraient adopter une marque identique ou s’approprier la paternité d’une œuvre.

  1. ® = Marque enregistrée

Signification : « Registered » - Il indique qu'une marque est officiellement enregistrée auprès d’un office de marque.

Utilisation : Vous pouvez le placer à côté de votre marque verbale ou de votre logo.

Pourquoi l'utiliser : Il informe le public que la marque est légalement enregistrée, offrant une protection accrue et des droits exclusifs sur son utilisation.

 

2. TM = Marque utilisée non enregistrée

Signification : « Trademark » - Il indique une revendication de droits sur un nom ou un logo, lorsque celui-ci est utilisé mais pas officiellement enregistré.

Utilisation : Placé à côté du nom ou du logo pour signaler une revendication de droits.

Pourquoi l'utiliser : Il informe le consommateur et les concurrents de l’intention de revendiquer des droits de propriété sur un nom ou un logo.

 

3. © = Copyright

    • Signification : Terme de droit anglo-saxon, qui indique qu’une œuvre de l’esprit (chanson, dessin, photographie etc.) est protégée.
    • Utilisation : Placé généralement avec l'année de création et le nom du détenteur des droits pour informer le public que l'œuvre est protégée.
    • Pourquoi l'utiliser : Cela aide à signaler qu’un droit d’auteur est revendiqué sur une œuvre, dissuadant ainsi une utilisation non autorisée.

FRANCOIS NYAM - DES PARQUETS AUX PLATEAUX TELE : L’EPOPEE D’UN ESPRIT LIBRE.

La démarche de travail de Francois Nyam est comme sa personnalité : audacieuse, cassant les codes et les barrières pour suivre sa vision et concrétiser ses rêves.

 Au cœur de cette trajectoire trépidante, son nouveau podcast "DISRUPTERS" (https://youtube.com/@Disrupters-oe2wf?si=9MmYpMTieo_61Z-4) s’impose comme une plongée dans l'univers de personnalités inspirantes et avant-gardistes.

Les récits authentiques sont trop souvent laissés de côté et le format novateur du podcast ouvre les portes de la confiance et instaure une conversation franche plutôt qu'une simple interview. Francois Nyam, en artisan de la vérité, démontre que les voix et esprits libres peuvent changer le cours des existences. Son podcast se veut informatif mais surtout éducatif : éveiller les consciences, ouvrir la voie aux générations futures et inspirer les âmes à persévérer, toujours plus haut, toujours plus loin.

Toujours en quête de nouveaux objectifs, Francois Nyam continue son activité de consultant pour CANAL+ Group, accompagne de prometteurs « prospects » aspirant à jouer en NBA et promet de faire découvrir (ou redécouvrir) de vrais pionniers disruptifs dans les prochains épisodes de son podcast.

Dans le cadre de notre entretien, Francois Nyam met en évidence l'importance de structurer ses projets, explique son choix de protéger sa marque et de consolider ses contrats, la nécessité de s’entourer des meilleurs professionnels et prodigue des conseils précieux pour les futurs entrepreneurs qui cherchent à établir leur empreinte dans le monde compétitif des affaires. Comme dans son sport de prédilection, il nous partage son analyse pointue, les stratégies de protection et de défense à adopter et sa vision « out of the box ».

  • Qu’est-ce qui t’as incité à protéger ta marque ?

Il y a quelques années, j’avais créé des tee-shirts avec un slogan qui a cartonné : j’ai lancé plusieurs produits qui ont très bien fonctionné, les ventes étaient au rendez-vous. Et puis j’ai commencé à voir un peu partout dans Paris des tee-shirts reprenant le nom de ma marque et mon slogan avec plein de déclinaisons mais ce n’étaient pas mes produits ! La rançon de la gloire : j’étais victime de contrefaçon. Je n’avais pas pensé à déposer ma marque avant de lancer la production et de faire connaître mes produits et avec le recul je sais que c’est une erreur.

Cette expérience m’a démontré qu’il faut absolument se structurer en amont, quelle que soit votre activité. Une marque comme une entreprise d’ailleurs doivent être conçues comme on construit une maison, sur des bases solides. Il faut d’abord bien consolider les fondations quitte à penser aux finitions après.

Pour mon projet DISRUPTERS, je savais qu’il fallait que je protège le nom au préalable, avant même d’en parler autour de moi

  • Pourquoi as-tu décidé de faire appel à un Cabinet spécialisé en propriété intellectuelle ?

Dans le cadre du lancement de mon projet DISRUPTERS, j’ai pensé à blinder les contrats et à déposer ma marque pour les projets actuels et futurs. Très vite, des questions de droit d’auteur, de droit à l’image, de droits de diffusion se sont posées et j’ai donc encadré ma façon de travailler car tout seul on ne peut pas tout maîtriser. Chacun son domaine et ses compétences.

Il est essentiel de faire appel à de vrais et bons professionnels, de s’entourer et de se protéger au plus tôt. C’est très rassurant pour avancer et continuer sereinement ses projets.

  • Quels conseils donnerais-tu à un futur entrepreneur ?

Il ne faut pas négliger de structurer rapidement son projet. Quand on commence, on se dit « je suis petit, il ne va rien m’arriver » mais on est jamais prêt à l’explosion de son projet ou de sa marque, ça peut prendre une vie comme une nuit ! Par mesure de sécurité, il faut se protéger très rapidement. Il ne faut pas se dire qu’on a le temps, mais s’organiser dès le départ.

Si on n’a pas de contact ou de connaissance, il faut allouer un petit budget pour s’entourer de professionnels et se structurer contractuellement. Un expert qui fait vos comptes, un avocat qui rédige et relit vos contrats etc. Je comprends qu’il y a une vraie problématique financière quand on commence, souvent on s’autofinance, mais il ne faut pas négliger cet aspect de la stratégie, car mal structurées, les idées n’aboutissent pas et sans fondations solides, la maison s’effondre !

Un dernier conseil :  suivez votre instinct. Le nom de ma marque ne m’est pas venu tout de suite, je savais que je voulais un terme parlant immédiatement, en anglais, plus impactant et plus universel. Je demandais des avis, je voulais plaire au plus grand nombre. Puis je me suis rappelé une phrase que m’avait dite un jour un pote rappeur célèbre : « La musique je la fais pour moi, il faut que ça me convienne, que ça me plaise ». Et c’est ce que j’ai fait avec mon nouveau projet : j’aime les personnalités qui cassent les codes, à contrecourant, qui me font vibrer et qui littéralement sortent de l’ordinaire. DISRUPTERS était devenue une évidence, ça représente tout ce que je suis et tout ce que je souhaite transmettre !


DAVID CANDAUX : L'Horloger aux Mille Vies : Une inlassable passion pour l'Horlogerie.

« Le cœur et l’esprit », mais aussi la passion, une connaissance intarissable sur le monde horloger et une réelle lucidité sur son métier. Voici ce qui caractérise David Candaux, maître-horloger de père (et même grand-père) en fils, notre interlocuteur du mois de juillet pour notre rubrique "Célébrons nos clients et leur créativité ! ? ?".

Dans l'univers riche et fascinant de l'horlogerie suisse, David Candaux est une figure qui brille par sa polyvalence et son amour inconditionnel des montres.

Tel un mécanisme d’horloge aux multiples rouages, sa vie est marquée par une diversité d'expériences. Passé par de prestigieuses Maisons horlogères et s’étant même essayé à la sous-traitance en indépendant, il a finalement trouvé son épanouissement en devenant, depuis 2017, l’enthousiaste propriétaire de son propre atelier d’horlogerie sobrement et efficacement dénommé DAVID CANDAUX. Pourtant, au cœur de cette riche diversité, une constance remarquable émerge : l’homme qui s’inspire de la nature et de la capacité de résistance, d’endurance et de la force tranquille de l’ours - qu’il a choisi comme identité visuelle de sa marque – possède une vision avant-gardiste et une soif d'apprendre qui ne se sont jamais démenties.

Sa capacité à se renouveler sans cesse lui a permis de se réinventer à maintes reprises et de devenir l'horloger accompli et reconnu qu'il est aujourd'hui !

Tourné résolument vers l'avenir, l'horloger passionné demeure fidèle à ses racines, préservant ainsi son ADN et les traditions qui ont marqué son parcours. En conservant cette ligne intemporelle, il travaille sur de nouveaux projets palpitants, préparant notamment un habillage inédit de la collection DC6 à découvrir d’ici quelques mois. Mais ce n'est pas tout ! L'horloger ne cesse d'innover, et en 2025, il nous dévoilera un nouveau modèle équipé d'un mouvement inédit, tout en conservant sa philosophie horlogère qui a fait sa renommée. Il est clair que l'horloger passionné continue de repousser les limites de l'horlogerie, créant ainsi une alliance harmonieuse entre tradition et modernité, pour le plus grand plaisir des amateurs de belles montres.

Lors de notre entretien exclusif, David Candaux nous a généreusement partagé son regard éclairé sur la propriété intellectuelle, les défis liés à la protection de ses inventions et les enseignements précieux tirés de ses expériences passées.

  1. Qu’est-ce qui vous a incité à protéger vos marques, designs et brevets ?

Dans les années 2000, encore employé dans l’industrie horlogère, je me souviens que le dépôt de brevet était à l’époque un argument marketing, c’était à celui qui déposerait le plus de brevets, pas forcément dans la qualité mais dans la quantité. Après la crise de 2008, les Maisons ont mieux réfléchi à leur stratégie de protection.

Ce qui était intéressant pour moi à cette époque, c’était de voir quels étaient les brevets déposés, ce qu’ils couvraient et cela me donnait des idées d’innovations et de nouvelles créations.

J’ai toujours aimé comprendre ce que permettait de faire ou non un brevet, tester et aller au-delà. Pour cela, il est indispensable de se cultiver, lire, s’intéresser à ses concurrents, posséder une réelle connaissance de l’histoire de l’horlogerie, maitriser les classiques et revenir aux origines de la naissance des marques horlogères.

Se protéger permet de créer et de produire en étant plus serein. Cela va freiner « l’ardeur » des concurrents qui vont éviter de s’aventurer sur nos plates-bandes.

Avant de déposer, il est important de savoir pourquoi on le fait : est-ce dans un but commercial ? marketing ? pour une réelle activité inventive ? à titre défensif ? au risque que cela se retourne contre nous.

En outre, avant de déposer un brevet, une marque ou un design, il faut avoir le réflexe de conduire des recherches d’antériorités afin de savoir ce qui existe déjà, et comment contourner les risques et obstacles potentiels. Se faire aider par un professionnel qui a accès à des bases de données spécialisées, qui sait analyser les résultats des recherches et surtout qui nous connait bien est un vrai plus dans une stratégie de protection de ses droits de propriété intellectuelle.

2. Justement, pourquoi faire appel à un Cabinet spécialisé en propriété intellectuelle ?

D’après mon expérience, c’est en cas de conflit qu’on se rend compte si notre dépôt de marque, design ou brevet a été correctement effectué, c’est pourquoi il est primordial de s’entourer des bonnes personnes.

Pour moi, votre conseil en propriété intellectuelle devrait être comme votre médecin de famille : il doit apprendre à vous connaître réellement, vous rencontrer, se déplacer dans votre environnement. Il doit savoir qui est réellement son client, d’où il vient, quelle est son histoire, quelles sont ses inspirations et ses aspirations et même s’il préfère la glace à la vanille ou au thé vert ? !

L’intérêt c’est d’être accompagné par des spécialistes qui doivent combiner ces 3 qualités :

  • Connaissances historiques du domaine d’activité
  • Connaissances techniques du métier
  • Connaissances juridiques

Vu de l’extérieur, rédiger et déposer une demande de brevet, protéger l’esthétique d’un modèle ou déposer sa marque, ça parait simple mais avec les années, j’ai appris combien c’est complexe et quelles conséquences néfastes cela peut avoir si on ne le fait pas correctement.

Par exemple, la manière de rédiger sa demande de brevet et ses revendications sont importantes pour cibler et délimiter l’étendue et la sphère de protection.

En matière de design, il est capital de se faire accompagner par un vrai professionnel qui possède des connaissances encore une fois historiques, techniques et juridiques, qui peut avoir accès à des archives, des publications et qui saura extraire l’essence du design et anticiper sur l’ADN fort du modèle qui se perpétuera au fil des années.

3. Quels conseils donneriez-vous à un futur entrepreneur ?

  • Avoir une idée claire de ce que l’on veut et où on va.
  • Se faire accompagner dès le début par un Conseil en propriété intellectuelle afin qu’il vous guide dans la bonne direction et que vous construisiez ensemble une véritable relation de confiance.
  • Travailler main dans la main avec ses partenaires, savoir reconnaitre et apprendre de ses erreurs.
  • Pour une marque, il faut choisir un nom simple et efficace, distinctif, qui vous rend immédiatement identifiable. L’idée du logo est intéressante car elle permet de véhiculer une identité forte pour vos produits.

Nous remercions chaleureusement David Candaux d’avoir accepté de nous partager son histoire et pour la confiance témoignée au fil des années.